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Intimidation et Regard Noir
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MessageSujet: Intimidation et Regard Noir Mer 20 Sep - 22:24
Intimidation et Regard Noir
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Les murs de la salle d’entraînement étaient gris, froid et sans âme. Je ressentais un étrange sentiment à les voir à nouveau, sans savoir s’il s’agissait là d’une nostalgie mal placée ou d’une souvenance malsaine de se lieu que je maudis autant que je me hais. En ses lieux de souffrances les fantômes du passé revenaient me hanter comme si j’étais un meurtrier revenant voir les résultats de son travail accomplit. Je ne ressentais cependant ni gloire ni bonheur à ses mémoires de maux plus enfouit que ne le sont mes émotions. De se plafond et de sol, seul le sang qui ruisselle comme rivière et seule les larmes qui coulent comme un fleuve parent et teintes de funestes marques ses espaces chronologique qui forme mon histoire.

Tristesse. Tristesse et solitude. C’est cette aura qui empoisonne l’atmosphère et que je ne supporte déjà plus. Je m’étais promis pourtant de changer et d’oublié. De ne plus faire attention à ce qui fût pour me concentrer sur le futur. Mais ici, ont me poursuit. Du regard surtout. Ils pensent que je ne le sais pas, mais je vois souvent leurs yeux de renégats se poser sur ma cuirasse de métal, me regardant comme un pestiférer, le membre honteux de la famille que l’ont ne veux plus apercevoir dans la maison mais qui pourtant y est forcé de rester parce que le chef de famille n’en veux pas autrement. Cette situation n’en est pas des plus brillante, peux importe le camp que l’on prend. Même l’équipe dans laquelle je me trouve ne semble pas apprécier ma présence. Je ne peux pas leur en vouloir. Comment le pourrais-je ?

Je ne fais pas plus d’effort qu’eux pour me montrer amical, et le statue quo traîne depuis des semaines maintenant se doit de changer. Ce n’est pas insupportable mais l’ambiance déjà lourde de l’endroit ajouté à ceci gâche ma tentative de me sortir des ténèbres ou je suis depuis bien trop longtemps. Je me demande si à ma mort je n’en finirais pas par hanter cet endroit. Un vrai spectre cette fois, hantant les lieux lourds et noir, comme mon âme. Un abysse, un puits sans fond. Je ne me sens pas coupable de leur faire subir pareil traitement, mais je sais que je ne peux continuer pareil train de vie. Il était évidemment que ma dresseuse actuelle respectait mes actions et mes envies, puisqu’elle n’avait jusqu’ici jamais forcé l’être que je suis par la force à participer à des activités. Il m’avait fallut un temps pour comprendre sa manière de faire. Pourquoi elle ne me forçait pas ? N’est-ce pas là, la méthode usuelle de tout dresseur qui se respecte pour se faire obéir ? Pour se faire obéir de créature comme moi forte et dangereuse, sûrement n’attendait-elle pas que ses dernières fassent les premiers pas ?

Si dans les débuts, je m’étais contenté de rester à distances des autres et de leurs odeurs aussi détestables que le reste de cet endroit, cela faisait maintenant quelques temps que je faisais des efforts. Si elle en faisait pour ne pas me brusquer, je pouvais bien au moins, en faire pour commençais un semblant de relation. Non pas que j’en rechercher, mais si je m’étais décidé à avancer, il fallait bien débuter quelque part et c’était le seul moyen que je voyais à disposition pour l’heure. Ainsi, je m’étais décidé à rejoindre les autres dans leur entraînement, quand bien même cela signifiait que je devais sur le chemin croisé regards noir et aura meurtrière. Pensait-il me faire peur ? Probablement pas. J’étais la terreur incarné dans ses murs, ils me craignaient comme ont craindraient la mort lorsqu’elle s’approche du fil de votre vie. Ils tremblent et fuient devant mes pas comme animaux apeurés. Je me délecte de cette sensation avec un plaisir mauvais, eux qui m’avaient tant souffrir, à les voir ramper m’emplissait d’une volonté de leurs faire payer toujours plus grande.

Vengeance. La vengeance que je pensais avoir oubliée me taraudait l’esprit. Je n’avais pas réussit à m’en débarrasser. Elle attendait patiemment l’heure ou je craquerais à nouveau. Mais je m’étais décidé à ne plus céder à mes sautes d’humeur à être de nouveau maître de mes actions de mon cœur, de mon âme. Rosalina de son prénom, m’avais offert asile même si le lieu en était des plus immondes. Elle m’avait offert une nouvelle chance, même si c’était aux mains d’un geôlier. Elle m’avait donné une nouvelle façon de voir les choses. Même si je n’en voyais pas encore le tableau complet. Il était donc à mon tour de lui montrer ma volonté de changer, de lui faire voir mon envie de lier des liens, même si cette dernière était encore difficile à envisager pour moi.
J’avais avec le temps appris tout les noms de l’équipe de ma dresseuse. Bien que je n’ai jusqu’ici, rien accomplit pour me rapprocher d’eux, cela n’en signifiait pas que je n’avais pas observé. Et j’avais des choses intéressantes, même si elle n’était pas toujours à mon goût ou si je ne les comprenais pas.

Ainsi, cela faisait maintenant dix minutes que je me trouvais désormais avec Tigerstar et Firestar et je ne pouvais pas me décidé sur la manière de me comportais avec eux. Si le Matoufeu ne faisait rien de mal et restait au moins polis et respectueux, il était clair que le Rexillius avait d’autre idée en tête. Il semblait visiblement irriter pour une raison bien au delà de ma compréhension, et je voyais déjà en lui le désir d’en découdre avec moi. Ne vous y trompez guère, si la bête en était en effet plus grande que moi il en était également plus léger et moins fort. J’avais fais davantage de mort et de combat qu’il n’en verrait dans toute sa vie et je n’en avais pas hérité de mon surnom par simple exagération générale. De plus son arrogance et sa vantardise générale n’en arrangeait pas le tableau. Je m’en étonnais presque qu’il n’en ai pas d’attaque lier à pareil trait de caractère.

Avoir des cicatrices l’avait peut-être rendu vaniteux, mais en avoir n’était ni signe de gloire ni signe de victoire gagné au prix du sang. Tout au plus signe que l’ont est pas assez fort et rapide pour ne pas se faire toucher. Pathétique d’en croire et en tirer confiance, quand c’est un signe que l’on manque cruellement de puissance. Le comportement de se dernier avait déjà commençais à me taper sur les nerfs au fil du temps, mais étant donné la situation je ne pouvais pas me lancer dans un combat et le laisser indemne. Il en pensait probablement pouvoir me vaincre et ainsi me retirer l’air de liberté que je réclamais tant ainsi que de me retirer se qu’il prenait sans doute pour une position de supériorité, mais si tel était le cas il se fourvoyait totalement. J’en éprouvais d’ailleurs pour l’heure plus de respect pour le véritable chef de l’équipe quand bien même il en était qu’a son stade intermédiaire qu’à lui, ayant davantage de muscle que de cervelle. Et si de sa puissance il en était fier, peut-être aurait-il dû écouter les rumeurs qui courent à mon sujet dans ses murs. Si de part mon extérieur je suis aussi dur que du métal, mon esprit rage autant qu’un volcan en éruption. D’une vie simple, je ne semble pas faire grand-chose. Mais dans un combat, je n’épargne personne.

Je n’étais ni d’humeur à me battre ni même à le provoquer. Mais il semblait c’être fait son idée, me provoquant en dévoilant tout son savoir faire et sa force. C’était pitoyable à regarder. A vomir vraiment. Il n’y avait nul intérêt à faire ceci, étant donnait à l’ennemi un moyen de découvrir les faiblesses de ses adversaires d’autant plus que s’il cherchait à m’impressionner il était tombé sur un os. Il sembla au moins se rendre compte de ça, car il ma décision de me faire face. Au sens propre et figuré et de me jeter un regard incendié. Voilà qui est intéressant au moins. L’aurais-je offensé en ne répondant pas à ses demandes et provocations ? Peut-être. Peux m’importe.

Jusqu’ici légèrement avachis je me redresse de toute ma hauteur et même si je suis plus petit que lui, d’une dizaine de centimètres environs, il à commis l’erreur de vouloir frapper plus grand que lui, en terme d’expérience. Cognant mes deux blindages guindées de mes bras qui émettent un long bruit sourd métallique ressemblant à un gong, je poussais un rugissement crissant, un bruit puissant et pourtant avec un arrière goût de sifflement rouillé. Comme une épée veille que l’ont fait crisser contre un tableau. Un son aussi irritant que le comportement de mon adversaire s’il en est. S’il voulait tant ce battre qu’il vienne donc chercher ce pourquoi il est venu. Ou bien qu’il cesse ses bêtises et sottises. Je n’ai que faire de pareilles bassesses et autre chose à réfléchir que de me battre contre un Pokémon imbu de sa personne. Quant à Firestar, je l’avais perdu de vu, étant forcé de tourner la tête sur la droite pour apercevoir Tigerstar mon œil gauche me donnant un angle mort bien trop large. Je n'avais pas la moindre idée de se que cherchait Tigerstar, mais peu importe. Il avait réussit à me faire agir. Il aller devoir s'expliquer ou bien payer. Curieusement, j'avais l'impression que la deuxième option serait la plus plausible.
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MessageSujet: Re: Intimidation et Regard Noir Sam 14 Oct - 14:53
C'était une habitude à présent pour le Rexilius. Se rendre à la salle d'entraînement et se défouler sur tout ce qu'il trouvait, tous les jours. La plupart du temps, il se retrouvait seul. Quelques fois, un de ses soi-disant coéquipiers le rejoignait dans son passe-temps. En de rares occasions, la dresseuse venait superviser les séances de groupes, pour éviter que tout ne dérape. Evidemment, Tigerstar appréciait sa solitude, le silence de mort qui régnait lorsqu'il n'y avait que lui, seulement perturbé par des cris rageurs et des coups de griffe ou de croc.

Aujourd'hui pourtant, il avait fallu que cette sale boule de poil mal léchée de Matoufeu l'accompagne. Lui, le grand et fort dinosaure, au service de ce chat de gouttière, encore au stade intermédiaire ? Pff, impossible ! Et pourtant, c'était bien là l'étrange et dure vérité. Firestar avait été proclamé chef de l'équipe unanimement, ou presque. Encore maintenant, le Dragon bipède se posait la question : Pourquoi ne pas choisir la puissance brute ? Pourquoi ne pas l'avoir choisi, lui, plutôt que ce simple Pokémon intermédiaire ? Pourquoi Rosalina ne souhaitait pas plus de puissance ? Elle était le leader de la Team Skull, merde ! Dans ce monde, c'est manger, ou être mangé. Alors pourquoi… De tous, il s'agissait bien là du Pokémon qu'il haïssait le plus, du moins jusqu'à récemment.

Oui, en fait il y avait un autre monstre de poche, encore plus énervant que ce sale nain. C'était le Nouveau. Tigerstar n'avait jamais vu un Pokémon de ce genre auparavant, et il en était bien heureux. Il s'appelait Osgiliath et était d'une laideur absolue, mais ce n'était pas le pire. Il n'y avait qu'à voir son attitude froide pour tout de suite savoir que ce mec, c'était un asocial, un reclus de la société, une erreur de la nature. Dès le premier regard, le fossile avait tout de suite apprit à le détester tout autant que le Matoufeu, peut-être même plus. Où il se croyait celui-là, à rejoindre comme ça la famille ? Pourquoi Rosalina l'avait-elle accepté à ses côtés ?

Tellement de questions qui restaient sans réponse, ce qui enrageait davantage le grand dinosaure. Osgiliath, ce parasite… Il avait pris la place de Jayfeather, et ça c'était intolérable pour le Rexilius. Même si il avait un mauvais caractère, le Dragon et Roche appréciait ses compagnons (sauf Firestar, faut pas déconner), et en particulier Jayfeather. Sa mort avait touchée toute l'équipe, et surtout Tigerstar. C'est à partir de cette époque qu'il est devenu plus colérique, plus ambitieux, plus agressif, et plus encore. Et voilà qu'aujourd'hui, sa dresseuse accueillait un étranger, un monstre. Un monstre qui remplaçait Jayfeather.

A cette pensée, le tyrannosaure émit un grondement guttural. Cet odieux minable osait prendre la place de l'Etouraptor, il osait salir sa mémoire. Tigerstar fulminait de rage envers Osgiliath, mais pas que. Il en voulait à sa maîtresse. Pourquoi ? Pourquoi ?! Beaucoup de 'pourquoi' pour aucun 'parce que'… Rosalina n'a jamais parlé d'Osgiliath à son équipe. Un jour elle était revenue d'une mission, avec un nouveau partenaire, et c'était tout. Aux Pokémon de se débrouiller entre eux. Elle ne leur avait jamais expliqué quoi que ce soit, elle n'avait jamais mentionné son nom, elle n'avait jamais ordonné de l'aider à s'intégrer, bienveillante qu'elle est. Non, rien de tout cela, si ce n'est un silence de mort. Peut-être elle aussi avait-elle eu du mal à digérer cette décision, ce bouleversement dans la vie de la famille.

Les débuts avaient été difficiles, mais finalement les autres avaient réussi par le Rexilius ne savait quel moyen à récupérer son nom : Osgiliath. Ce nom était immédiatement devenu le plus haï de Tigerstar. Osgiliath ne traînait pas avec les autres, il ne leur parlait pas, ou peu, non plus. Il se tenait simplement à l'écart, tel le lâche qu'il était. Si d'ordinaire cette lâcheté ne gênait pas le fossile, aujourd'hui était différent. Le grand Dragon était dans un de ses mauvais jours, et la présence des personnes qu'il détestait le plus n'arrangeait rien. De plus, Tigerstar avait l'impression que l'inconnu le regardait d'un mauvais œil. C'en était trop.

Le Rexilius effectua un puissant Dracogriffe sur un pauvre mannequin qui n'avait rien demandé. La chose finit coupée en deux, complètement lacérée. Puis il lança soudainement un rugissement qui se réverbéra dans toute la salle.

« Alors Osgiliath, tu n'as pas envie de t'entraîner avec nous ? Serait-ce parce que je suis trop puissant, tu as peur que je te batte à plate couture ? »

La soudaine prise de parole du puissant Pokémon fit sursauter Firestar, qui coula alors un regard curieux vers l'interlocuteur. L'étrange bipède gris ne cilla pas, restant aussi calme que s'il ne s'était rien passé. Le Matoufeu se demandait s'il s'agissait là de courage ou d'inconscience. Généralement lorsque Tigerstar s'adressait à quelqu'un sur ce ton, les choses ne finissaient jamais bien. Préférant jouer la sécurité, le félin décida d'attendre la suite avant d'agir.

De son côté, le dinosaure continuait ses paroles méchantes et ses provocations. Il voulait l'agacer, le choquer, l'énerver, le briser. Il voulait faire payer à l'autre sa présence. Malheureusement, le Fakemon n'avait pas l'air de réagir, alors le tyran passa à la vitesse supérieur. De ses pas lourds, il alla se planter devant l'intéressé. Osgiliath se redressa alors, visiblement prêt à confronter l'autre Pokémon. Le bipède métallique fit crisser ses deux bras ensembles tout en poussant un cri cri horrible aux oreilles. Tigerstar, ne s'attendant pas à un tel sifflement recula imperceptiblement d'un pas, mais déjà il sentait sa colère bouillonnante sur le point de déborder. Pendant ce temps, un certain chat avait quitté la pièce au pas de course.

Tigerstar fit claquer ses dents, il était prêt à charger. S'affaissant légèrement, le grand tyrannosaure prit appui sur ses pattes musclées avant de bondir dans les airs. Certes, il ne décolla pas de beaucoup, mais lorsque l'apesanteur le rappela à sa place, le Rexilius savait exactement où placer son attaque Ecrasement : Sur la tête du Fakemon.

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MessageSujet: Re: Intimidation et Regard Noir Sam 14 Oct - 17:02
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En ce monde, il y avait trois choses que j’abhorre. Les Hommes, les dresseurs et les Pokémons imbu de leur personne. Curieusement, Tigerstar avait réussis à me me motivé assez pour que j’accepte sans trop rechigné son défi, bien que cela n’en soit pas du à ses paroles aussi stupide que la noix qui lui sert de cerveau. Ses pathétiques tentatives de me faire sortir de mes gongs tombaient dans des sourdes oreilles et pire encore, elles n’en avaient que l’effet inverse. C’était amusant de le voir rager sur quelque chose dont il n’a aucun contrôle. A se croire le plus fort, il va apprendre qu’ont trouve toujours plus puissant que soit. Il semblerait que la leçon soit de mise aujourd’hui. Il est tellement idiot qu’il en sembla même surprit de mon rugissement le faisant momentanément reculer, avant qu’il ne rentre à nouveau dans une colère bouillante qui se sentait à des mètres à la ronde.

L’animal fit claquer ses mâchoires, probablement pour se montrer menaçant. Je ne pus m’empêcher de prendre un air cynique, tellement je trouvais cela ridicule. Cela ne sembla pas le perturber plus que ça, puisque la bête prit ses appuis de manière tellement visible qu’il fut difficile de ne pas s’attendre à une attaque. Il bondit dans les airs, probablement dans une possible attaque plaquage, pied sauté ou bien écrasement. Aucune idée et de toute manière, il était trop lent pour espérer me toucher. J’esquivais en bondissant en arrière à mon tour, mes griffes raclant le sol dans un crissement de roche contre acier. Je me redressais et poussant un grognement, une aura bleuté turquoise m’entoura tandis que dans un même instant, je me jetais avec toute ma force sur le Rexillius qui venait à peine d’atterrir sur le sol, me manquant de plusieurs mètres, son manque cruel de rapidité n’étant pas en sa faveur. C’est tête la première que j’entrais en contact avec lui, mon puissant Dracocharge le repoussant de trois mètres son poids lui offrant une mesure de contrepoids au mien. Cependant, je l’avais touché en plein poitrine, j’en affecterais donc spontanément sa respiration. Je l’avais sans doute sonné sur le coup, aussi profitant de mon avantage de vitesse, j’utilisais griffe acier, ses dernières semblèrent alors entouré d’un voile opaque et grisonnant. Balançant mon bras droit du haut vers le bas, c’est au niveau de la tête que je touchais cette fois, raclant contre la partie dure qui protège le front de Tigerstar, sa crête orangé, et je descendis le long de son museau, ouvrant sans peine deux tranchées sanglantes sur se qui lui sert de gueule.

Une fois fait et conscient que dans sa colère il allait probablement lancer un coup à l’aveugle, je trouvais plus prudemment de m’éloigné de lui, trouvant inutile de prendre un coup qui peut être esquivé. Cela faisait longtemps que je n’avais pas joué avec une proie, encore plus avec un être pareil. Il était jouissif de constaté que cet imbécile souffrait. Il était trop bête pour s’arrêter là je le savais, il aurait envie de laver cet affront fait à sa fierté et son honneur. La dignité étaient presque inexistante et à en croire se que j’en avais observait, il était trop stupide pour comprendre les tenants et aboutissants de ma venue en ses lieux. Que savait-il de la réelle souffrance ? Absolument rien… Le feu longtemps enfouit de la colère vengeresse et du plaisir malsain à faire souffrir se que je peux, sans pouvoir l’effectuer sur les coupable remonta de la surface sombre de cet océan spirituel qu’était mon esprit. Un long grognement guttural remonta le long de ma gorge, émettant une sonorité dissonante de métal froissé et de sifflement draconnique. Le grognement monta en octave, pour devenir mugissement à plein poumons, rage et colère dans le cri. Je prenais de solides appuis à mon tour.
- « Tu ose te prétendre chef, alors que n’es rien d’autre qu’un enfant avec un complexe d’infériorité. Tu es pathétique Rexillius. Tu n’en mérite pas même le nom de tes ancêtres ou de fossile vivant. Tu aurais dû restait un fossile. Là au moins ton existence en serait moins nauséabonde. »

Je savais pertinemment que mes mots aller l’enrager, et un Pokémon énervé est un Pokémon qui n’est pas concentré. Il fera des erreurs de combat qui lui vaudra indéniablement une punition pour chaque coup raté. C’était ainsi que je procédé. Piquer l’adversaire, le fatigué, le briser, le fendre… Je me souviens des hurlements de terreur dont autrefois je me délectais dans les débuts, avant d’en prendre de vu le moindre goût. Avant de devenir sans vie. La passion, en fusse-t-elle perverse sembla pendant un court instant venir m’habité à nouveau, et je me sentais vivre. Pas survivre, non… VIVRE ! Je me sentais à nouveau dans le feu sauvage du combat. L’adrénaline, l’envie de vaincre, l’envie d’affronté à la loyale, plutôt que de tuer comme le monstre que j’étais. Jouer, frapper, me défouler. Enfance volée que semblaient vouloir refaire surface, je me contraignais pourtant, à ne rien montrer. Mon visage, de marbre, ne montrait rien, si ce n’est de mon œil borgne, brûlant d’un feu qui n’avait pas présence autrefois. Un nouveau souffle de vie éphémère, mais qui, avec le temps, avait toutes les chances de renaître et de restait allumé.

Pour l’heure cependant, il fallait restait concentrer sur le combat. Je ne pouvais pas me permettre de quitter de mon œil mon adversaire. Quand bien même il était plus faible, il en restait dangereux. Enfin presque.
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MessageSujet: Re: Intimidation et Regard Noir Mer 25 Oct - 18:46
Rosalina s'attelait à rédiger et remplir quelques documents administratifs. A part le grattement du stylo sur le papier impeccable et la douce respiration de la grande dame, rien ne venait troubler le silence de la pièce. La porte était grande ouverte pourtant, et quelques fois des bruits de pas provenant de l'extérieur se faisaient entendre, s'intensifiant pendant un instant, avant que ce même volume sonore n'apparaisse étouffé aux yeux de la chef dans le même laps de temps que précédemment. C'était une habitude, comme une invitation à pénétrer dans ce lieu très officiel. La planche de fer était toujours affalée contre le mur, comme si elle était plus utile ouverte que fermée. C'était bien là ce que pensait la blonde, relevant ses yeux rêveurs des formulaires. A quoi bon interdire l'accès à ses membres, à quoi bon installer une frontière supplémentaire dans cette hiérarchie, alors qu'il ne se suffisait qu'un geste de la main pour écarter toute barrière ? Starbit n'avait pas l'égalité des hommes en idéal absolu, mais cela ne l'empêchait pas d'en souhaiter un peu plus dans ce monde cruel et vicieux. Et aujourd'hui, elle avait le pouvoir de remédier à cela. Etant du « bon » côté de la porte, celui qui signifiait la puissance et le contrôle, la Skull avait la (chance?) possibilité d'effacer cet espèce de convention immuable qui régissait toute société existante, celle de l'application de rangs grotesques, mais nécessaires. Celle de la séparation des personnes en classes, en castes. Incroyable qu'une telle réflexion puisse se porter sur une simple et banale porte.

Ladite porte n'était fermée que lors d'événements importants (des rendez-vous par exemple).

Après quelques instants, l'attention de Rosalina retomba sur la barbante tâche qui incombait tous les leaders de Team : Gérer les papiers. Les comptes-rendus des actions récentes sur Oniria, le montant du budget alloué pour tel équipement ou telle installation, l'appel des membres (pour vérifier les nouveaux arrivants, ou au contraire, les déserteurs), et d'autres choses qui relevaient des décisions du chef de chaque Team. C'était lui qui décidait comment allait se comporter son organisation, c'était lui qui décidait quel chemin ils allaient choisir, et ce malgré le regard inquisiteur des Pendulums. S'ils se permettaient de surveiller les criminels, ils ne pouvaient tout de même pas les brider, sauf raison extrême.

Les Teams étaient comme des familles, tout du moins, Starbit voyait les Skulls comme s'il s'agissait de ses propres enfants. Et comme toute mère qui se respecte, elle devait les protéger du grand méchant loup, qui rôdait non loin d'eux, attendant le premier faux pas de la matriarche pour se jeter sur le menu fretin. Rosalina savait que beaucoup de malfrats n'avaient pas confiance, pire, avaient de la méfiance. Après tout, les Skulls étaient réputés pour être les moins effrayants, les moins puissants, les plus débiles et Arceus en passait d'autres. De plus avec l'arrivée, ou plutôt dirait-on le retour de l'étrange Fakemon entre ces quatre murs aussi froids et malsains qu'il n'était possible d'être, la méfiance s'était métamorphosée en suspicion, scepticisme et dédain.

La femme aux cheveux platines se savait être une cible à abattre. Mais ce qui était rassurant, ou du moins ce qui jouait en sa faveur, c'est qu'elle n'était pas la seule tête à faire tomber. Il fallait croire que rassembler les pires criminels de par-delà le monde afin de former une sorte de monstre sans nom et sans tête, était en réalité une plutôt mauvaise idée. Ils se sentaient puissants ces chefs, ils étaient fougueux. Maintenant, aujourd'hui, ils n'avaient plus peur du big boss Pendulum. Certaines Teams étaient prêtes à réclamer leur indépendance dans un monde plus que chaotique. C'était le cas pour les Magma, dont le leader n'était autre qu'un oiseau de mauvais augure, un corbeau funèbre. La rumeur courait qu'il désirait son éviction de la Ligue Neo. Non, qu'il provoquerait son éviction lui-même.

Tant d'audace et de défiance remettait en cause le jugement de la grande dresseuse. Elle n'avait d'abord vu qu'un homme avare, cruel, fou et insensible. Mais devant un tel comportement, la belle ne savait pas s'il fallait l'encourager ou le huer. Certes, il servait tout d'abord son intérêt personnel en quittant l'endroit. D'un autre côté, les membres Magma seraient libérés du contrôle obscène de la Team Pendulum et de la promiscuité dérangeante des autres collaborateurs proches par leurs méthodes mais totalement étrangers par leurs convictions. Au final, l'égoïsme et l'égocentrisme d'un homme sert à toute une population. De ce comble, la blonde ne savait pas s'il fallait en rire ou au contraire pleurer comme jamais.

Mais elle aurait sa réponse dans un avenir proche, bientôt, un jour peut-être. Pour le moment, elle, elle n'avait pas l'intention de se séparer des Neos, bien que l'idée lui était alléchante. A voir d'abord comment cela tournera pour le requin et sa bande avant d'entamer telle procédure irréversible. Pour le moment, Rosalina jouait sur la défensive. Elle devait protéger ses enfants avant toute chose, pour qu'ils puissent grandir. Pas les envoyer au front sans aucune expérience et n'attendant aucun autre résultat que la désillusion et la colère. Pour le moment, tout resterait en l'état actuel des choses. Rien ne sortirait de l'ordinaire, rien ne changerait vraiment. Du moins c'est ce que la grande dame espérait et pensait.

Un miaulement lui fit relever la toute pour la deuxième fois en moins de trois minutes. Firestar était assis sur le seuil de l'entrée, couvant sa maîtresse de ses yeux jaunes bienveillants. Pourtant, la femme azur pouvait distinguer une pointe de peur ancrée au fond de sa rétine féline. Il se passait quelque chose, quelque chose d'important. Tout à coup, les réflexions bruyantes et perçantes sur l'avenir de la Team Skull s'amenuisèrent à de quelconques soupirs tandis que son cerveau lui dictait de mettre son corps en marche. Les jambes, raidies par l'inactivité, fléchirent légèrement lorsque l'humaine se redressa de toute sa hauteur. Imposante créature qui en faisait frémir plus d'un.

Starbit se dirigea vers la sortie d'un pas lent et mesuré, comme si cela faisait une éternité qu'elle n'avait plus entrepris une action aussi simple que celle-ci. Effectivement, pour elle il lui semblait réellement qu'une éternité était passée depuis la dernière fois qu'elle avait eu un contact avec un autre être vivant. Les membres avaient pour la plupart bien trop peur de rendre dans le bureau de la patronne pour quelle raison que ce soit. De plus, il n'y avait pas foule d'admins pour la seconder. Quant à ses Pokémon, ils vivaient mieux leur vie sans elle qu'avec. Chacun était libre de faire comme il lui plaisait, tant qu'ils respectaient la liberté d'autrui. Certains avaient plus de mal que d'autres à ce sujet.

Firestar se remit sur pattes dès que sa dresseuse s'approcha, sans la quitter des yeux. Il admirait la grâce de ses mouvements. Avec son ample robe couleur ciel clair, Rosalina donnait l'impression de flotter magiquement. De sa manche, elle tira sa baguette fétiche. C'était un peu son signe distinctif si vous vouliez l'avis du Matoufeu. Cet élément, qui n'avait normalement pas lieu d'être dans les mains d'un des commandants des pires associations criminelles du monde, rajoutait pourtant un certain charme, un charisme à sa propriétaire. Avec cette baguette, Starbit avait l'air d'une princesse tout droit sortie d'un conte de fée, tout droit sortie d'une étoile merveilleuse. Une princesse enchanteresse qui dirigeait une partie des criminels de cette terre. Quelle vision incongrue pour l'opinion publique, pour la mentalité de la société. Selon la croyance populaire, les princesses de contes de fée étaient de bonnes personnes, non ?

C'était exact, elles étaient sensée être de bonnes personnes, ou du moins de bons personnages. Mais voilà, la croyance populaire n'était pas réelle, n'était pas porteuse de vérité. Elle n'était que le reflet d'un bridage opéré par les plus puissants esprits à l'encontre des plus faibles esprits. Elle n'était qu'un fait, que le temps avait amplifié au cours de sa longue descente vers la fin du monde. De nouveaux les pensées se bousculaient dans l'esprit de Rosalina alors qu'elle et son compagnon se dirigeaient vers la salle d'entraînement. Starbit était une personne qui ne pouvait pas s'arrêter un instant de penser, de contempler chacune de ces actions à travers le reflet que lui renvoyait le miroir de son âme. Elle n'avait pas la chance ou la malchance d'être une personne « simple ». Elle n'avait pas la chance ou la malchance de faire partie de la grande majorité des personnes. Elle était ce qu'on appelait un puissant esprit, un esprit capable de contrôler le monde, capable d'influencer la société par le simple fait d'exister. Un grand esprit capable de philosopher là où les autres abandonnent, parce que la tâche leur semble trop difficile.

La paranoïa était aussi perpétuelle et naturelle chez elle que ses cheveux étaient de couleur blond. Jamais elle ne trouvera le repos. Jamais elle ne sera en paix avec elle-même. Son coeur n'était qu'une faible goutte de sang s'écoulant perpétuellement d'une petite brèche. Blessure légère et durable. Chaque jour, le liquide carmin se vidait du réceptacle de la vie, et Rosalina en avait conscience. Elle avait conscience que cette brèche, pourtant si étroite et minuscule, tellement qu'elle en était invisible, ne se refermerait donc jamais. Personne ne voyait la blessure, pas même les cellules n'avaient connaissance de cette coupure. Et pourtant, le sang qui se déversait très lentement venait bien de quelque part.

Quand elle entra dans le grand gymnase, il semblait à la blonde qu'une deuxième goutte de sang venait de s'échouer dans les abysses de son subconscient. Signe qui précipitait sa mort plus vite qu'elle ne devrait l'être.

Le starter Feu s'installa tranquillement aux pieds de sa maîtresse et plongea ses yeux dans ses orbes bleus scintillants, comme s'il lui disait « Je te l'avais bien dit. », et effectivement, la Skull jurerait qu'il l'avait prévenu de ce qu'elle allait découvrir. Elle jurait que ses yeux de félins lui avait montré ce que lui avait vu une dizaine de minutes auparavant. Cette étrange communion ne l'avait pourtant pas préparée à ce spectacle. Ce qu'elle vit en premier fut deux auras menaçantes et hostiles, étouffant la moindre parcelle d'oxygène dans la pièce. Puis ce fut les deux masses difformes qui se jaugeaient (sûrement?) du regard. Enfin, les traînés écarlates éparpillées çà et là. Tout ça accompagné de rugissements rauques ou de crissements de métal.

La jeune femme fit un pas à l'intérieur, craignant d'être repoussée par un quelconque champ de force émanant des deux puissances s'affrontant. La tension était plus que palpable, elle s'insinuait par chaque pore de la peau de l'humaine. Un grand froid étreignit son coeur, son pauvre coeur en surchauffe depuis bien des années. Dans un certain sens, cela faisait du bien. Plus d'une fois la dresseuse s'était demandée quand est-ce que le conflit éclaterait entre ses Pokémon et le nouveaux. Oh non elle n'était pas aveugle, elle avait pleinement conscience du climat électrique qui régnait entre les deux partis. A l'époque, elle n'avait rien fait. Et aujourd'hui ? Rien non plus.

C'était son laxisme qui avait conduit à ce combat. Son indifférence qui avait poussé le bouchon trop loin entre les deux camps. Sa passivité, dans l'espoir de voir que le problème se réglerait de lui-même, n'avait fait que plus que dégénérer la situation jusqu'au point de non-retour. Rosalina s'était crue dispensable, une présence fantomatique. Finalement, accorder le bon-vouloir à ses Pokémon n'était peut-être pas une bonne idée. Ils n'étaient pas comme elle, ils ne pouvaient pas voir ce qu'elle, elle voyait en Osgiliath. Tout un monde la séparait de ses partenaires, et tout un univers séparait les Pokémon du Fakemon. C'était comme un triangle malicieux, qui prenait plaisir à faire souffrir chaque pointe de différentes manières.

Ce jour-là, un lien de plus cassa entre la fille Starbit et son équipe. Ce n'était pas arrivé depuis la disparition de Jayfeather.

Elle qui se voulait être une bonne mère, n'avait apporté que discorde et malheur à ses protégés. Ce n'était pas le fait qu'elle n'avait pas rempli son devoir, c'était pire que cela : Elle l'avait mal rempli. Elle avait laissé croire à ses autres enfants que ce qu'ils faisaient était bien, que ce qu'ils faisaient était normal. Tout cela parce qu'elle n'avait plus le courage de s'impliquer dans leur vie. Plus le temps passait, plus la Skull avait l'impression de voir leur visage doux se transformer en un rictus étranger. Leur ombre, si fidèle à leur maître, changeait pour quelques formes difformes aux yeux de la femme. Bien sûr, rien de tout cela n'était réel, les Pokémon eux-mêmes ne se rendaient compte de rien. Il ne s'agissait là que de la traduction que l'esprit de Rosalina avait opéré pour expliquer « rationnellement » son comportement de plus en plus distant. En leur laissant plus de liberté, elle leur laissait la possibilité de l'oublier de plus en plus. Jusqu'au jour où l'un ou l'autre mourrait.

Elle préparait son départ avant le leur. Tout ce qu'elle faisait, elle le faisait pour leur soi-disant bien. Un jour, même si ils la détesteraient, ils la remercieraient pour tout ce qu'elle avait fait. La blonde avait conscience que ses coéquipiers étaient malheureux, et que chacun le vivait à sa manière. Par exemple, Tigerstar devenait de plus en plus agressif chaque jour passant. Elle, cependant, n'avait aucun malheur ni regret. Elle n'avait que cette sensation, ce sentiment qu'un jour futur, elle devrait léguer sa place de figure maternelle. Mais ce jour n'était pas encore arrivé, ce jour attendait encore son tour. Ce jour attendrait encore son tour. Rosalina n'avait pas l'intention de laisser sa place maintenant, pas après ce à quoi elle venait d'assister. Avant de partir pour de bon, elle allait tâcher de foutre une bonne correction à son Rexilius, une qu'il n'allait pas oublier de sitôt. Son rôle de mère consistait également à cela, après tout. Remettre dans le droit chemin.

D'un hochement de tête, la calme dresseuse ordonna à son Matoufeu de lancer un Lance-Flamme. Déjà, le fossile se remettait en position pour frapper le bipède d'acier. Mais le rayon de feu l'intercepta, le brûlant même, bien que ce n'était pas l'objectif premier, et que de toute façon l'attaque était peu efficace. Ce fut amplement suffisant pour attirer l'attention des deux êtres de haine et de colère. Starbit n'avait pas peur de soutenir leur regard, et c'est ce qu'elle fit. Bien sûr, et c'était prévisible, le colosse de pierre hurla à s'en déchirer les poumons. Sa rage transpirait de partout, de son souffle effréné jusqu'aux spasmes de ses pattes arrières, sans oublier ses yeux fourbes. Pour Osgiliath, c'était déjà plus compliqué. Il avait bien l'air de se retenir de montrer quoi que ce soit, peu importe la raison. La honte ? La surprise ? La colère ? La peur ? … Nan, pas la peur. Pas la peur.

Le chat bicolore trottinait derrière la marche assurée de la blonde, son attention allant de part et d'autre des deux coupables. Il n'arrivait pas à comprendre ni l'un ni l'autre. Pourquoi tant de méchanceté en provenance du Rexilius ? Pourquoi tant de solitude de la part du Shraptrex ? Ces extrêmes troublaient le meneur de bande, qui n'avait eu d'autre choix que de ramener la grande patronne sur l'affaire, pour le meilleur et pour le pire. Toujours était-il qu'il décida de garder le silence du début jusqu'à la fin, bien trop curieux de voir comment allait réagir, et surtout comment allait faire réagir, Rosalina.

Celle-ci s'était arrêtée à une distance bien loin de celle de sécurité. La jeune femme s'était plantée juste en face de la bête qui mesurait facilement plus de deux mètres et demi. Sa truffe était sanguinolente, lacérée de chaque côté par une entaille d'une précision quasi chirurgicale. Il la toisait de haut avec dégoût et colère noire. Pendant un instant, la seule pensée de lancer ses griffes à toute vitesse sur elle était tentante. Mais le dinosaure n'en avait pas le courage, même si il ne l'aurait craché pour rien au monde. Tigerstar se demandait si son ennemi aurait eu ce courage. Très certainement, après tout, Osgiliath n'était qu'une machine à tuer. Le Rexilius n'était pas sourd, il entendait très bien les rumeurs qui couraient à ce sujet, qu'elles soient d'origine humaine ou Pokémon, c'était la même constatation.

Mais pour la chef Skull, Osgiliath n'était pas un assassin cruel et froid. Il était bien plus que cela. Il fallait simplement lui laisser une chance de s'exprimer après un silence mortifié durant depuis trop longtemps déjà. C'est pour cela qu'elle l'avait accueilli à ses côtés. La grande dame voulait que le Fakemon parle à nouveau. Elle voulait qu'il sente à nouveau, qu'il touche à nouveau, qu'il vive à nouveau. Un seul regard lui avait suffit, d'un seul échange de regard et Rosalina avait pu entrapercevoir une infime partie de la vie du bipède de métal. Et cela l'avait choqué, de croiser un être vivant aussi enterré dans le malheur. Cela l'avait profondément bouleversée, et un instant elle se revoyait elle-même dans son propre malheur, incapable de faire le deuil de Jayfeather. Comme toujours, l'Humain était plus égoïste que le Pokémon. Ces deux malheurs-là avaient deux degrés bien différents l'un de l'autre. Mais ils n'en restaient pas moins des malheurs qui retenaient prisonniers une personne chacune. Dans un sens comme dans l'autre, Rosalina et Osgiliath aurait pu être très proche. Aurait du.

Le statut quo avait assez duré entre ces deux fortes têtes. Il était temps de remédier à cela.

D'un geste lent et calculé, la blonde, impassible, leva son bras en direction de la sortie à l'attention de Tigerstar. Elle ne pouvait faire que cela, sachant que sa Pokeball n'était pas ici, mais c'était largement suffisant. Le Rexilius soutint son regard pendant plusieurs dizaines de secondes. Pendant ces dizaines de secondes, le sang des estafilades continuait son flot intarissable. Les blessures étaient profondes, mais aucun des deux ne s'en souciait guère. Ce ne fut que bien une minute plus tard que le mastodonte se mit en marche, avec un reniflement méprisant. Il sortit de la pièce sans se retourner une seule fois, sans un regard en arrière, sans se préoccuper de ce qui allait arriver. Il venait d'être chassé, à présent plus rien dans la salle d'entraînement ne le concernait.

Une fois que l'autre quitta l'énorme pièce, ce fut comme si un poids venait de s'envoler. Firestar avait l'impression de voir les murs respirer à nouveau, c'était à la fois étrange et rassurant. Quant à la dame du ciel, son bras retomba lentement le long de son corps svelte. Ses yeux quittèrent la porte d'entrée et de sortie, sans un mot de plus. Encore une fois, tout tournait et revenait à une porte. Elle savait que son cher camarade l'attendait dehors, dans le couloir. De toute façon, il n'avait pas le choix. Et voilà qu'une porte s'était à nouveau interposée, encore, toujours. A croire qu'il s'agissait là du pire ennemi de la chef Skull. A juste titre.

Mais il y avait autre chose à gérer, autre chose à traiter. Se retournant vers l'autre guerrier, l'humaine le dévisagea un court moment. Puis, immobile à nouveau, elle se mit à parler. Une voix claire et sainte, mais aussi intransigeante. Une voix coupante, mais douce à l'oreille. Une voix bienveillante emplie de malveillance.

« Es-tu blessé ? »

Trois simples mots qui venaient de chambouler la relation entre Rosalina et Osgiliath.

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MessageSujet: Re: Intimidation et Regard Noir Mer 25 Oct - 22:47
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Rosalina & Osgiliath


Mes poumons travaillaient comme d’immenses soufflets, expirants de l’air chaud et moite, inspirant l’ambiance sauvage et viscérale de la salle. Mes naseaux se dilatent sous la pression des expirations, mesurées, longues et lentes. Mon œil rouge sang est en harmonie avec celui qui coule le long de mes griffes ensanglanté, mon adversaire visiblement furieux d’un pareil affront fait à sa personne. Il semble cependant comprendre que je ne suis pas adversaire faible et encore moins à me laisser faire, puisqu’il me jauge du regard, comme le ferait un ennemi cherchant la faille sous l’armure d’acier. Non pas qu’il en trouvera, la seule vrai plaie infectée n’étant pas de l’ordre du physique, bien qu’il soit trop linéaire pour en comprendre se point-ci. Je ne pouvais me résoudre à abandonner le combat, bien qu’il soit sans fond ni réelle raison autre que la frustration du grand dinosaure face à son impuissance et mon comportement de glace, mur de protection érigé servant autant de tour de solitude que de protection contre les attaques extérieures. Attaque que la bête à collerette, semblait déjà prête à résumé. Il n’en eut pas le temps.

Les trente millième de secondes qui se bousculent lors d’un clignement d’œil, furent suffisantes pour que je rate l’ombre rougeoyante s’approcher. Une lueur puissante et tournoyante, jet de feu destructeur et pourtant envoyé comme messie, stoppant net la discorde, forçant pour notre sécurité, à nous éloigner l’un de l’autre, pour un temps. Reculant, une faux relevée pour me protéger de la chaleur infernale, mon bras guindé me protégeais de tout dégâts superflus qui aurait put être infligeaient, ma tête rabaissais par réflexe mue par des années de pratique à rependre destruction dans la poussière et la nuit, nous forçant moi et les autres, à nous protéger avec les moyens du bords des débris qui venaient parfois à tomber, que se soit des maisons ou des attaques ennemis. Je digresse cependant. Retournant au présent, et abaissant mon membre, j’aperçois en relevant ma tête effilée, l’ombre de Rosalina et de son Matoufeu dans l’embrasure de la porte, un moment hésitante, le suivant décidée. D’un air confiant, qui pourtant était traverser d’une sorte de confusion, la jeune femme blonde s’approcha de son Rexillius qu’elle observa vaguement, avant, à mon grand étonnement, de le congédier d’un geste de la main, sa crise de colère et son mugissement n’ayant en rien impressionnée cette dernière. Le fossile vivant corps tendus, était encore parcourut de sursauts musculaires, son âme entière réclamant vengeance contre moi ou le monde, nul n’aurais put dire. Furieux mais visiblement incapable de lever la main sur sa dresseuse, du moins, pour l’heure, il quitta la salle sans demander son reste, désormais attendant à la porte, hors de la salle.

Elle sembla un instant perdu dans ses pensées, avant de se reprendre et de me regarder à nouveau. Elle me posa une question à laquelle je ne m’attendais et que je ne sus, au premier abord pas interprété. Est ai-je blessé ? Non ! Comment aurais-je pus l’être ? Devais-je prendre ça comme une marque de confiance, une tentative de me faire sortir de ma coquille de glace et me montrer qu’elle s’inquiète ? Devrais-je être vexé, qu’elle est mal jugé mes capacités, qu’elle en doute de mes capacités à lutter contre se dinosaure d’un autre temps ? Devrais-je me sentir dubitatif, qu’elle pense que son Rexillius soit assez puissant pour rivaliser de puissance avec moi ? Et par Giratina, qu’est ai-je censé répondre à pareille question !? Pour la première fois hors de mon terrain de confort, je ne savais pas que répondre, alors que la question en soit en était sans aucun doute évident pour tous. Il fallait en admettre que mes capacités sociales étaient proche du zéro absolu et mon raisonnement quant au contact avec les autres, aux fonds des abysses. Je ne savais pas comment interpréter une marque d’affection encore moins savoir comment je devais me sentir ! Devrais-je sentir quelque chose déjà ? Je ne sais pas. Je n’ai jamais su. Est-ce de ma faute, si on ne m’a jamais appris à aimer ? A être aimé ? Peut-être que je suis quelque part aussi responsable de tout ça. Peut-être que mon dresseur n’est pas seul fautif dans l’histoire, car après tout, durant toutes ses années de cauchemars vivants, de réalité monstrueuses, n’est-je pas opiné du chef et juste obéit comme une Caninos cherchant reconnaissance ? Ne suis-je pas rester à attendre que quelqu’un trouve une solution pour moi ?

Je m’étais trop perdu et trop éloigné de la question de base je le savais, mais je ne pouvais pas m’en empêcher. Depuis que j’avais retrouvé mon semblant de liberté, sans plus personne pour m’ordonné comme cela avait toujours était le cas, j’étais incapable de mettre de la discipline dans mes raisonnements. Je partais trop loin et trop vite et j’en oubliais même parfois, de répondre aux personnes alentours ou de prêter attention à mon environnement. J’errais sans fins et sans buts, spectre maudit fuyant son ombre et pourtant toujours attaché à elle. Un miroir brisé, impuissant, qui regarde son reflet de la réalité, avec autant de dégoût que sa réalité en regarde l’illusion que forme le verre qui lui réfléchit son portrait. Secouant la tête, j’essayais de faire un retour prompt à la situation présente. Je fixais Rosalina, qui attendait toujours sa réponse, imperturbable et après un temps je me contentais de secouer la tête de gauche à droite, signe de négation, quant à la possibilité d’une injure physique. Cela conviendrait. Pas de notion de sentiment et d’émotion, pas besoin d’exprimé se que je ressentais. Une réponse neutre pour un esprit envahit par le lierre de l’obscurité, son dresseur, un phare lointain et dont la lumière si faible, n’en transperce rien, n’étant plus que lumière diffuse et éparpillée, empêchant l’âme perdue de se retrouver dans se brouillard qui n’as pas de fin et pas de début. Un plat infini, comme l’infinie confusion qui m’habite depuis que je suis avec Rosalina.

Devrais-je m’excuser de m’être battu avec son Pokémon ? Après tout, il fait parti de son équipe et pire encore, il est l’un des plus forts. Bien qu’il manque d’intelligence il en reste puissant pour un Pokémon normal. Cependant, je n’avais rien fait qui aurait put le pousser à m’attaquer en premier lieu, si ce n’est de pas bouger et de les regarder sans jamais participer. Est-ce qui l’a mit sur les nerfs ? Que je ne cherche pas à m’intégrer ? Je ne voulais pas m’imposé et eux, ne voulait pas de moi, alors pourquoi en serait-il ennuyer que je m’approche pas d’eux ? Non, sa ne devais pas être ça. Peut-être alors, qu’il ne voulait pas de moi du tout dans les parages. Sa je peux comprendre. Qui voudraient d’un monstre autour de sa maison ? Personne. Je m’en voulais d’imprimer ma présence et de les forcer à la supporter, de l’autre, je ne me sentais pas capable de faire autrement, je n’avais ni la force mentale ni la volonté désormais pour quitter Rosalina. Elle était ma dernière chance, mon dernier voyage. C’était elle, ou la mort. Bien sûr je n’en avais pas choisit le chemin le plus simple et court de la mort, bien qu’en toute honnêteté, il en était plus alléchant. Hors de question cependant, de mourir sans essayer, de rester sur l’amertume d’avoir était toujours l’abomination que l’ont a fait de moi, sans qu’au moins je n’essaye de me défaire de se présage de mauvaise augures que je porte avec moi.

Mon œil rubis regardais sans broncher ma dresseuse en devenir et je ne pouvais m’empêcher de me demander se qui l’avait décidée à me prendre moi, parmi tant d’autre, bien moins compliqué à gérer. Je baissais ensuite mon œil sur le liquide vermillon qui, s’il ne goûtait plus, formait des veines rouges sur mes griffes, aux éclaboussures en points d’aiguilles au-dessus de ses dernières. Je montais mon bras à hauteur de ma tête, pour ne pas avoir à garder mon visage baissé, alors que l’odeur d’oxydation me prenait d’assaut. Je déteste l’odeur du sang. Cela faisait longtemps maintenant, qu’outre pour manger, je n’avais pas vu du sang. Du sang pour un combat. Du sang pour une vie. La chape de béton me tomba sur la tête comme un couperet. Pour être, franc, moi-même je ne m’attendais pas à agir de cette manière, mais dans l’instant ou je me suis souvenu de la sensation du sang sur mes griffes cette nuit fatidique, je fus prit de panique. Dans un moment de faiblesse que je fus incapable de contrôler ou de comprendre, je me poussais une sorte de couinement de détresse qui m’échappa comme le peu de contrôle que j’avais.

Je me souvenais des cris de terreur, de la lueur des flammes et de leurs chaleurs sur ma carapace. Les hurlements de détresses autant des dresseurs que des Pokémon. Le grondement sourd du combat et des Galeking qui semaient la destruction sur leurs passages. Je me souviens d’Armand, sourire sadique et mauvais sur le visage, me regardant comme une œuvre d’art dont la laideur en serait presque sacré. Une menthe religieuse perchée sur sa feuille attendant que sa proie passe pour la dévorer. Voilà se que j’étais à ses yeux. Une horreur avec pour seul visage l’acier et un œil manquant. Une bête sans autre nom que celui qu’il lui a donné. Un être humain au contrôle d’une machine de mort. Au contrôle d’un demi-dieu. Il se sentait tout puissant mon dresseur. Mais quand, après avoir réduit ma pokéball en tas de ferraille inutile, je l’ai transpercé, je n’étais plus un demi-dieu. Je n’étais plus une œuvre d’art hideuse. Je n’étais plus une machine de mort. J’étais juste la Mort. Et cette nuit elle était venue pour lui. Pendant quelques secondes folles, la salle d’entraînement devins champs de ruines, l’odeur de sang ce mêla à celle du feu et de la chair brûlées et pendant quelques secondes, le présent n’était plus, le présent était les morts et le chaos sous la bannière de la Ligue Néo. Je n’étais plus en recherche de rédemption, j’étais à la recherche de vengeance et de souffrance. Puis aussi rapidement que cette sensation fuguasse était apparue, la salle redevint se qu’elle était les dernières odeurs étant celle de Rosalina et de sang, mon bras retombé le long de mon corps, inanimé.

Un air perdu, un visage qui pour la première fois depuis des semaines, exprime enfin quelque chose. Exprime de l’incompréhension, de la détresse. Mais surtout, un visage qui porte un air perdu, d’un être qui ne semble pas capable de trouver sa place peu importe l’endroit. Je regarde autour de moi, essayant de m’assurer que se que j’ai vu n’était que souvenir, je teste de mes pattes postérieures, j’appuis sur le sol, je gratte mes griffes dessus, mais il semble aussi réel que le reste. Ce n’est pas la première fois que je fais ses « Cauchemars éveillés », ils arrivent sans prévenir et parfois sans aucune raison apparente, mais mon esprit s’emballe et je ne contrôle rien. Je ne ressens après coup, que de la confusion puissante et le doute quant à la réalité que je partage avec les êtres autour de moi. Reportant mon regard sur Rosalina, je me demandais si elle savait se que c’était. Elle savait beaucoup de chose malgré son jeune âge. Je penchais la tête sur le côté, fatigué. Fatigué de quoi ? Pas la moindre idée, mais à vrai dire, il avait peut de chose dont j’en avais les raisons de nos jours. Cela en était en grande partie pourquoi j’étais comme ça aujourd’hui.

Je n’étais plus qu’un soldat usé sur le champ de bataille, qui n’arrivais ni à retourner à la guerre, ni à la finir. Tellement de chose, pour oser vouloir un peu d’amour. D’amour et d’amitié. Je me demande encore souvent si je suis naît pour être détester. La réponse me semble souvent évidente. Elle n’est jamais négative.
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MessageSujet: Re: Intimidation et Regard Noir Jeu 16 Nov - 23:01
C'est fou comme le destin de toute une personne, sans nommément viser Rosalina ou Osgiliath, pouvait basculer en l'espace d'une si petite phrase. Trois simples mots qu'il était aisé d'interpréter, « Es-tu blessé ? » : C'est la morale qui parle, le fait qu'un être s'inquiète du bien-être d'un autre, c'est logique, c'est normal, c'est immuable, c'est un principe typiquement humain qui s'applique pourtant à n'importe quelle forme de vie. Erreur de calcul ou simple égocentrisme ? On dit parfois que la fin du monde sera causée par les catastrophes naturelles, ou bien par des machines contrôlées qui vont se mettre à tuer tout ce qui bouge, ou bien par le risque bactériologique ou nucléaire qui dérape des mains glissantes et hasardeuses des scientifiques, ou encore par une révolution meurtrière du monde Pokémon. Mais à la base, qui est à la base de tous ces problèmes ? L'Homme, l'Humain, l'Humanité. S'il n'est une chose des plus injustes, c'est bien l'Humanité, car douée de raison, contrairement au reste des choses dans le monde, elle se prétend supérieure à toute chose justement. Or, qui dit supériorité dit infériorité. Qui dit infériorité dit inégalité. Qui dit inégalité dit injustice. Injustice, pouvant se traduire par Humanité, à nouveau. La Vie est un cercle infini et inhumain, cruel et sans pitié. C'est ce que l'on répète à travers les âges. C'est ce que l'on essaye d'instaurer de plus sacré, de plus vrai.

Faire preuve d'inhumanité, c'est bien faire quelque chose à l'encontre de l'Humanité ? C'est bien lui causer du tort ? Mais si l'Humanité correspond à l'Injustice, cela ne signifie-t-il pas que l'Inhumanité correspond à la Justice ? Mais alors, tous ces êtres doués de raison, pourtant qualifiés de 'méchants' par la race humaine, mis à part, exclus, bannis, par sa propre consœur, ne seraient-ils pas les fiers défenseurs de l'une des notions les plus chères et les plus fondamentales à l'Humanité ? Ne serait-ce pas là des véritables 'gentils' au final, et tous les autres ne seraient qu'en fait les hypocrites de l'histoire, qui accusent les quelques personnes les plus vertueuses ? Serait-ce par peur, par jalousie, par dédain ? Cèdent-ils aux vices, se réfugient-ils derrière les vices pour se protéger, égoïstes qu'ils sont ? Ont-ils réellement réussi à contourner le problème, à convaincre la société toute entière, autrement dit l'Humanité, Justes comme Injustes, que les rôles étaient inversés ? Ont-ils réussi ce tour de force seulement grâce à l'avantage du nombre ?

Tant de question, mais pourtant une seule résonne de manière plus importante dans la tête de la Skull. S'il fallait prendre en compte tout le raisonnement précédent, cela voudrait-il dire que… Rosalina et Osgiliath étaient en vérité des personnes justes ? Des personnes… vertueuses ? Méritaient-ils… de vivre ? De continuer à vivre ? De vivre sans souffrir ? De pouvoir vivre dans une utopie ? Serait-ce possible, un jour, qu'il gagnent gain de cause ? Qu'ils soient enfin reconnus à leur juste valeur ? Leur sera-t-il possible d'oublier, ou du moins de laisser de côté pendant un moment leur esprit torturé et affûté ? Leur sera-t-il possible de s'entendre, de partager, de faire connaissance, de comprendre et de se comprendre ?

Le questionnement commençait à faire bourdonner la tête de la blonde. Encore une fois elle s'était trop égarée, encore une fois ses pensées étaient allées beaucoup trop loin, encore une fois elle avait poussé son subconscient trop loin. Mais à l'inverse de d'habitude, cette fois-ci, cela faisait… mal. La grande dame n'avait pas ressenti la douleur, n'avait pas expérimenté la souffrance depuis la mort de son Etouraptor. Avec son départ, elle s'était crue débarrassée de ce fardeau que chacun ressent. Elle avait cru pouvoir échapper à la pire malédiction de la Vie. Et pourtant, ce sentiment, cette sensation, cela faisait… mal.

Mais voilà que la divagation reprenait de plus belle. A la base, Rosalina s'interrogeait sur ce qu'elle avait dit, sur le sens de ses paroles. « Es-tu blessé ? », « Tout va bien ? », « Est-ce que tu es dans ton état normal ? », tous ces synonymes, toutes ces formulations signifiant une chose claire et unique. Mais pour des personnes comme Rosalina et Osgiliath, un millier de signification recelait derrière chaque mot. Comment s'assurer et assurer être dans un état normal, alors que tout va mal à l'intérieur de soi ? Comment prétendre que tout va bien, quand étrangement absolument tout va mal ? Comment répondre à non à « Es-tu blessé ? » alors que ton coeur saigne perpétuellement. Tout du moins, celui de Starbit souffrait chaque seconde, mais d'une souffrance froide, gelée, morte, en d'autres termes une souffrance invisible. Et pourtant, la dresseuse était sûre et certaine qu'une blessure éternelle et perpétuelle taquinait le Fakemon. Celui-ci refusait seulement de la lui montrer.

La chef Skull avait donc regardé le Pokémon (ou devrait-elle penser 'son' Pokémon ?) hocher négativement sa tête à demie-aveugle. Ce n'était pas comme cela qu'ils allaient pouvoir établir le dialogue. Rosalina devait changer de tactique. Elle savait que quelque chose clochait chez le bipède d'acier. C'était imperceptible, mais il y avait un changement dans sa manière d'être. Puis celui-ci leva lentement l'une de ses griffes proéminentes, ruisselant d'une couleur qu'eux connaissaient que trop bien. A croire que peu importe ce qu'ils faisaient, ils étaient toujours ramenés à voir, à sentir, à goûter de leurs yeux légèrement effrayés ce démon qui vivait dans leurs entrailles. Le sang, encore et toujours un liquide maudit. Il donne la vie à notre corps, mais sans lui, on ne gagne que la mort. Ce filet de sang n'appartenait pourtant ni à l'un ni à l'autre, mais rien que le regardant couler avec un 'ploc' très morbide et distinctif, c'était comme si une partie de leur existence s'était brisée quelque part. En d'autres termes, Tigerstar avait rapproché les deux entités plus que prévu, et c'était une bonne chose, même si pour cela il faudrait affronter d'horribles vérités.

Soudainement, l'énorme faux de fer retomba étrangement, et le Shraptrex poussa un gémissement de détresse. Starbit avait observé son acte sans ciller, pas même lorsque la lame aussi tranchante que le fil d'un rasoir fila à travers l'air, rappelée par la gravité. Le Fakemon paraissait en plein cauchemar, en plein milieu d'une guerre, ou bien d'une terre à feu. La blonde était une observatrice aguerrie. Des années passées à veiller sur son entourage, la jeune femme avait appris à déceler la moindre parcelle d'émotion sur les visages. Et si les traits des Pokémon différaient (surtout pour Osgiliath), la criminelle pouvait percevoir tout de même quelques choses.

L'absence d'Osgiliath finit aussi vite qu'elle avait commencé. Son esprit était de retour à la réalité, s'échappant de peu de Arceus ne savait pas quel monde horrible, comme en témoignaient ses grattements des pattes postérieures sur le sol froid. Son air, un peu triste, un peu perdu, un peu lassé. Rien n'avait réellement changé, mais à présent, la personne cosmique pouvait percevoir ces quelques choses. Et c'était affligeant, c'était décevant. Rosalina était surprise de voir une telle confusion émaner du monstre de métal. Elle était affligée et déçue de voir que le Fakemon s'ouvrait petit à petit, même s'il n'en était pas forcément conscient, seulement pour dévoiler toute la misère du monde. La déception avait un goût amer ; Rosalina avait vécu elle aussi toute la misère du monde autrefois, et là, c'était comme un mauvais souvenir qui jaillissait. Elle était déçue, mais déçue d'elle-même ; Déçue de repenser au passé, et surtout déçue de s'y attarder et de se laisser influencer par celui-ci.

La fille des étoiles avait pensé toute cette histoire derrière elle, mais quand elle avait croisé l'oeil rubis du Dragon, tout essayait de refaire surface. Tout ce qu'elle avait cru enterré pour toujours se mettait dangereusement à marcher vers le centre de son cerveau, là où toutes les informations seront traitées, là où tous les souvenirs seront joués, comme une vieille pellicule des Temps Modernes, un film en noir et blanc, qui saute, qui déraille, qui brûle, mais qui déverse son flot inlassablement, jusqu'à faire craquer son public, jusqu'à le charmer, le convaincre, le conquérir, en faire sa marionnette, l'obliger à applaudir devant un chef d'oeuvre funeste. Mais la Skull ne voulait pas vivre cela, elle ne voulait pas succomber à nouveau sous le poids du passé. Une fois avait déjà été de trop.

Alors elle fit quelque chose d'impensable, d'improbable. De tout ça, le bipède de métal pourrait mal le prendre, mais Rosalina tenta le pari. S'approchant de trois pas, Starbit leva une nouvelle fois son bras droit en l'espace de quelques minutes à peine. Mais cette fois-ci, ce n'était pas pour chasser un intrus, pas pour corriger un monstre. Tout simplement, sa délicate main vint se poser sur cette tête penchée, plus précisément sur la 'joue' d'Osgiliath. Et c'était tout. Sa main caressait légèrement la créature alors que l'humaine était plongée dans l'oeil écarlate du Fakemon. Pendant un moment, elle demeurait parfaitement immobile, osant à peine respirer.

« Je suis désolée. »

C'était prévisible, dans ce genre de situation c'était parfaitement LA phrase à lâcher. Ne manquait plus que de verser la petite larme pour rendre le cadre plus pathétique encore.

Le leader de la Team Skull ne savait même pas de quoi ou pourquoi elle était désolée. Encore une fois, pour ne pas changer, il y avait mille et une façon d'interpréter les sens de ces mots. Mais clairement, ce n'était pas la chose la plus importante et la plus urgente à traiter. Non, la suite était beaucoup plus intéressant que cela.

« Je vais t'aider. »

Ne savait-elle parler que par trois mots à la fois ? On dirait bien. Rosalina n'a jamais été une grande parleuse, en tout cas, pas dans une situation aussi critique et tendue que celle-ci. A quoi servaient les beaux discours ici ? Osgiliath ne méritait-il pas un peu plus d'implication de la part de sa dresseuse, plutôt que de faire perdre leur temps avec de belles paroles pour seulement renforcer le statu quo ?

C'était l'avis de la femme aux cheveux platine. Elle ne laisserait pas Osgiliath endurer ce qu'elle avait du affronter. Elle ne le laisserait plus affronter seul les démons d'autrefois. Elle ne le laisserait pas filer devant ses yeux, tout simplement car sa présence l'apaisait et repoussait les souvenirs malveillants au loin dans le brouillard de sa mémoire vieille de toute une vie. Maintenant, c'était soit ils faisaient face ensembles, soient ils coulaient ensembles...



Firestar, lui, était parti à la porte surveiller son camarade Rexilius.

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MessageSujet: Re: Intimidation et Regard Noir Ven 17 Nov - 0:17
Intimidation et Regard Noir
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Rosalina & Osgiliath


Je ne suis qu’une vieille créature rouillée, qui à vu la roue du monde tourner sur son axe infernal. Elle ne s’arrête jamais et peut lui importe la vie des êtres qu’elle écrase sous son poids de titan. Elle ne s’arrête pour personne, pas même pour elle-même. Et quand nous, pauvres créatures de chairs et de sangs, nous n’avons plus rien si ce n’est notre corps vidées et fatigués d’une Histoire qui se répète, comme une ombre suit la personne qui l’accompagne, que reste-t-il alors, pour refermer les plaies béantes de cet Univers qui agonise ? Il n’y a pas de rédemption, peu importe à quel point votre passé fut malheureux ou tragique, rien ne pourra jamais changer des actes passés. Les morts ne reviennent pas, les vivantes ne guérissent pas et au final, les blessures restent, car le temps lui, ne soigne pas.

Rien ne soigne un cœur qui saigne comme le miens. Ni la gentillesse, ni la bonté, ni le pardon. Et peu importe gestes et paroles, que cela peut-il faire, contre un démon aussi puissant qu’est le roulement de cette planète ? Je ne suis rien, aux yeux des gens, un Pokémon de plus, dans une population de plusieurs millions sur cet endroit, qu’est-ce que cela change ? Pour nous, pourtant, qui souffrons, soudainement ont à l’impression d’être le centre du monde. Ont croient que le monde nous regarde souffrir et nous tourne le dos. Il y en a une partie qui le fait, l’autre est juste trop impuissante pour aidée. Cette impuissance, elle est logée sous ma peau, dans mon cerveau, dans mes griffes… Cette impuissance contre moi-même, qui pousse à toujours à dire « que puis-je faire ? » comme une fatalité inchangeable. Après tout, toutes les décisions étaient prises pour moi autrefois, maintenant avec une liberté retrouvée, je n’avais que trop de choix. Trop de chemins, de réponses, de questions… Tout s’agitent et se compressent pour être répondus expressément, parce qu’il n’y a plus personne au commande pour dire si oui ou non cette question là est pertinente.

La jeune femme aux cheveux d’or s’avança, comme prit d’une conviction qui était aussi dangereuse que mon instabilité et alors qu’elle lever le bras, je ne pus que sentir amertume, dans le fait que je ne pouvais échapper à la punition que je mérite. N’avais-je pas, après tout, attaqué un de ses équipiers ? Mais alors que stoïquement, sans bravoure ni fausse dignité je regardais sa main avancée, je me rendis compte que le geste était trop doux, pour être d’une quelconque violence. Et alors que dans un moment figeait, elle apposa telle un voile sa petite main sur ma cuirasse, le monde entier, soudain, sembla bien calme. Pas de violence, pas de danger. Pas de jugement ou d’arrières pensés. Elle me fixe, droit dans l’œil, comme pour montrer que ni elle ne me craint, ni elle ne m’accuse. Je sens ses doigts courir le long de ma carapace.

Je ne suis pas Pokémon à chercher réconfort et je ne suis pas du genre à caresse et affection. J’avais trop perdus, sans rien avoir au début, pour pensais que je mérite quelque chose. Pourquoi, après tout, une caresse ? Un doux et lent mouvement, comme une tentative de me faire comprendre, que je ne suis ni haï ni détester, simplement incompris et qu’avec le temps, tout s’arrangera, pour peu que j’accepte la main tendue vers moi. Dans cet endroit chaotique que forme ma tête, trois mots reçut par delà une vitre de verre brisèrent cette agitation sans queue ni tête.
- « Je suis désolée. »
En cet espace, il n’y avait pas de place pour se genre de parole. Le pardon, ne change rien. Le demander encore moins. Est-ce pour signifiait qu’elle se sent désolée de m’avoir mit avec ses coéquipiers, alors qu’elle savait que le malheur arrivait ? Se sentait-elle désolée, de m’avoir vu si pathétiquement hors de moi ? Se sentait-elle désolée de voir le chemin qu’elle à prit, pour au final regarder derrière elle et se dire qu’au final elle n’a bougé d’un pouce ? Ai-je le droit de dire que je suis désolé moi aussi ? Désolé d’exister ? Désolé d’avoir fait du mal à un membre de son équipe, alors qu’il ne faisait que défendre ses intérêts ? Ai-je le droit de dire que je suis désolé d’être aussi pitoyable, que je ne sais plus quoi faire de moi ?

Je ne sais plus qui je suis. Un monstre ? Qui caresseraient un monstre ? Un Pokémon ? Comme si je pouvais avoir le droit d’avoir un pareil nom désormais. Étais-je Osgiliath, un nom aussi banni que l’est mon surnom ? Et elle, elle se sentait désolée d’elle-même ? De vivre, de pleurer des choses qui ne reviendrons peu importe se que tu en fais ? En elle, gisent les cendres de l’espoir fauché à la fleur de l’âge. En elles, vivent les mémoires noires et malveillantes, qui tel des regards noirs vous suivent et ne vous lâche plus. Elle sent comme moi, l’encre nocive de la mort, qui à imprimé dans son regard, le dégoût d’être là. Imperceptiblement, et sans m’en rendre compte, je me penche davantage vers elle, me rendant plus lourd sur sa main.

Pourquoi ? Quelles raisons ? Je ne sais pas. Peut-être pour lui dire, qu’ici, le malheur est si grand, que tout le monde partage le même. La misère hante tous ses murs qui n’ont de noms que Noirceur et Ténèbres. Cela empeste l’air. Je déplace ma tête et ses doigts repose maintenant prêt de ma mâchoire inferieure. Je sens sur elle, l’odeur de pourriture sentimentale. Se long et dur fardeau à porter. Je n’en connais pas la raison, mais il est là. Il s’accroche, il parasite. Ce sentiment, c’est celui du regret. Ah, les regrets. Ils m’ont quitté depuis longtemps, je ne suis que coquille avec trop de question et trop peu de réponse, une âme scindé dont la moitié morte et nécrosé, ne peut être excisé, mais doit être contrôler sous peine d’achever l’animal qui la porte.

Tu va m’aider, frêle créature, toi qui n’arrive pas à t’aider ? Regarde nous, usés de la vie et pourtant si jeunes. Prit par la tempête sans pitié de la guerre et de l’horreur. De la folie et de l’hérésie. Regarde nous, dit mon œil écarlate qui la fixe et ne l’as pas quitté, regarde nous, qui somme ici aujourd’hui, à penser des choses qui ne changerons ni passé ni futur. Pas même le présent. M’aider ? Non. Ce n’est pas de l’aide dont j’ai besoin. L’aide, c’est se que l’ont donne à ceux qui peuvent encore s’en sortir. Non, Rosalina, Chef de la Team Skull. J’ai besoin d’être ressuscité. Ravive moi à nouveau et fait de moi quelqu’un d’autre. Un nouvel être qui sera capable de sourire et dire merci. Qui sera capable de ne pas voir une cible à chaque être qui passe. Qui n’aura pas un œil écarlate comme le sang, mais un rouge comme passion. Passion de vivre et de rester à tes côtés. Côtés que je pourrais protéger non plus parce que mes instincts me demande de survivre, non, mais parce que je le souhaite. Et même, s’il le faut, je prendrais une de ses prison que vous aurez crée pour nous, Pokémon, parce que peu importe la prison charnelle, si ont est plus prisonnier de son esprit.

Ah, Rosalina, si je pouvais parler, que de chose je voudrais te dire. Toi, si belle et pourtant déjà si veille. Je sens en toi ce qui m’habite. Mais je l’ai vécu déjà bien plus tôt. Je sais se que tu ressens, pauvre petite. Et s’il y avait encore de la pitié en moi et non cette fausse compassion, je serais presque tenter de te prendre entre mes pattes pour te rassurer. Mais à la place, je te ferais un cadeau. Un petit cadeau, qui je l’espère te suffira.

Ma peau de métal émet un bruit sourd, lorsque genoux gauche à terre, je me mets à sa hauteur, pour que ma tête soit au niveau de la sienne. Mon œil se reflète dans le siens et je sais que le chemin sera long. Long, terrible, pénible, une nouvelle guerre en soit. Mais pas une guerre comme nous avons menés jusqu’à présent. Non, une guerre avec un but noble, un vrai renouveau. Une guerre qui nous fera mal, secouera nos fondements mais qui au final, donnera le plus belle édifice qui puisse y avoir après un tremblement de terre aussi grand que les nôtres.

Ici, à se moment, mon corps entier sembla abandonner cette lutte qui depuis des années faisaient rage et dans un silence presque mortuaire enfin, je pus lâcher mon fardeau. Les larmes roulèrent librement pour la première fois. Lourdes et mourantes comme mon cœur noyé dans cet espace clos. La pluie, qui depuis des années rongée la caverne qui me sert de crâne, cessa enfin de tombée. Et si elle laisse derrière elle des nuages toujours menaçant, pour la première fois depuis longtemps, je me pris à espérer que peut-être bientôt, un soleil nouveau éclairerait cet endroit obscur.

Poussa un gémissement plaintif, qui ressemblait davantage aux crissements d’une charrue rouillée à qui l’ont auraient donnée une voix qu’autre chose, je lui réponds, même si elle ne comprend pas.
- « J’aurais aimé, te rencontré plus tôt, Cheveux d’Or. Alors peut-être, n’aurais-je pas était aussi mauvais, que je le suis aujourd’hui. »
Pardonnez-moi, mes frères et sœurs, je vous avez promis une lutte à mort contre l’Humanité, me voilà que je commence à me sentir proche de l’un d’eux… Pardonnez-moi, je ne suis qu’un traître peut-être, mais ici, enfin, pendant quelques secondes et avec un geste, c’est une paix et un silence, que je n’avais jamais entendu qui m’a envahi. Je ferais tout, pour l’avoir à nouveau. Les démons du passé sont ceux qu’ils sont du passé. Il est temps désormais, de faire le deuil et d’avancé. Plus de regard par-dessus mon épaule, toujours regarde droit devant soit.

Et enfin, peut-être, quelque chose qui ressemble à la paix. Une chaleur étrange en mon cœur, que pour la première fois, je ne cherchai pas à questionner. Il n’y en avait nul besoin. Après un instant d’hésitation, je finis lentement et doucement poser ma tête sur son épaule. Je n’y mis pas tout mon poids pour qu’elle n’en souffre pas, mais assez, pour qu’elle sente que j’étais là. Une présence solide, aussi grande et puissante qu’une montagne, mais aussi friable et fragile que du bois. Je suis là aussi Rosalina. Ne t’inquiète pas. Nous somme là. Et c’est déjà bien assez comme ça.
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